Samourai Shampoo

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Le 10 juillet dernier, j'ai eu le plaisir d'assister à la vente privée d'été de la marque MICI, cette toute jeune marque de vêtements et d'accessoires créée par Mariétou Ouattara. Interview détente où elle nous parle de sa marque... et de ses cheveux bien sûr!

 

Bonjour Mariétou. Pourrais-tu te présenter en quelques mots?

Je m’appelle Mariétou Ouattara et j’ai 29 ans. D’origine ivoirienne, j’ai grandi à Genève. Que dire de plus… j’aime la vie, j’aime la mode, j’aime l’Afrique mais aussi l’Europe vu que j’y ai grandi. Mais surtout, j’aime la diversité, les mélanges et je suis une personne très curieuse. Je m’intéresse à tout et j’ai envie de tout essayer!

 

Présentes-nous un peu MICI. C'est qui? C'est quoi?

MICI est l’acronyme de "Made In Côte d’Ivoire" et c’est une marque de vêtements née à Genève. La conception des vêtements et tenues est réalisée par moi, ici à Genève. À la suite de ça, je pars avec mes croquis à Abidjan, où je travaille avec un tailleur. Ensemble, on confectionne les habits et on choisit la façon dont le pagne va être intégré à la tenue. On fait donc souvent des essais, on regarde visuellement ce que ça donne et nous décidons ensuite du produit final.

MICI est une ligne de vêtement pour femmes et pour hommes, l’idée étant de faire des habits que l’on peut porter en Europe, mais avec une touche africaine. Je cherche principalement à créer des tenues typées africaines avec une touche d’élégance; des vêtements que l’on peut introduire facilement dans son quotidien.

Au-delà de ça, MICI c’est aussi un projet de cœur parce que ça a été pour moi l’occasion de retourner dans mon pays natal, d’être à Abidjan et de travailler avec les gens sur place. Ça m’a également permis de voir comment les choses se passent et de m’impliquer avec les gens là-bas. D'ailleurs, dans l’idéal, j’aimerais que MICI grandisse et permette de générer plus de revenus pour les personnes avec lesquelles je travaille à Abidjan. Qu’ils aient la possibilité d’acheter plus de matériel et des outils plus pointus. Je souhaiterais également que ça permette à des jeunes de se former à ce type de métiers, de pouvoir leur payer un salaire et que ça aide ainsi la population. Donc oui, MICI c’est de la mode, mais mon but c’est aussi que ça puisse être utile et que derrière tout ça, cette activité ait du sens.

 

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Peux-tu nous parler de ton parcours professionnel? Qu'est-ce qui t'a amené à te lancer dans la mode et le stylisme?

Alors, j'’ai d'abord fait une école de commerce où j’ai eu mon diplôme, puis je suis partie en Angleterre pour parfaire mon anglais. J’ai par la suite travaillé 6 ans dans une banque, ce qui était d'ailleurs ce que je voulais. J’ai pu progresser et évoluer dans ce secteur, mais j’ai fini par me demander si c’était vraiment ça que je désirais faire du reste de ma vie. J’ai réalisé à ce moment-là que je voulais accomplir autre chose; quelque chose qui m’anime, qui me fais vibrer, qui a un sens à mes yeux et auquel je peux m’identifier. J'adore la mode et MICI est non seulement ivoirien, mais aussi suisse. Pouvoir associer les tenues d’ici avec les pagnes de chez moi, pouvoir mettre en valeur cet héritage et le travail des gens là-bas… voilà ce qui m'a intéressée et qui m’a poussée à me lancer dans cette aventure.

 

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Comment pourrais-tu décrire ton univers créatif?

Je cherche avant tout à créer des tenues décontractées, mais élégantes. Une sorte de finesse, sans que ce soit trop guindé.

 

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À qui s'adresse principalement les créations MICI?

L’homme et la femme MICI sont pour moi des gens qui se reconnaissent dans une certaine multiculturalité et donc, dans le mélange de styles que je propose. Bref, ce sont des gens qui ont un truc en plus (rires).

 

Je vois que tu portes tes cheveux au naturel. Peux-tu nous dire depuis quand et pourquoi?

J’ai fait mon big chop le 31 janvier 2014. Jusque là, j’avais toujours dépensé beaucoup d’argent dans les tissages et dans les mèches. Vu que je travaillais dans une banque, je me disais qu’il fallait que je sois toujours tirée à 4 épingles et que mes cheveux soient lisses. Mais tout à changé quand j’ai vu le reportage de Cynthia Butare (ndlr: Kickin’it with the Kinks). La thématique du regard que l’on porte sur le cheveu crépu (que ça fait sauvage ou que ce n’est pas élégant) m'a vraiment parlé. J’ai vraiment eu une prise de conscience. À cette période, j’avais de toutes petites tresses que je m’étais fait installer à Abidjan, et au moment de les enlever, je me suis demandé ce que j'allais faire. Me les défriser? Faire un tissage? Au final, j'ai décidé d'essayer de porter mes cheveux au naturel et de voir ce que ça allait donner. J’ai donc coupé mes cheveux (malgré ma peur) et je trouve que ça ne me va pas trop mal!

 

Est-ce que ça a changé ta vision de la beauté?

Oui, j'ai réalisé que même sans avoir des cheveux longs qui tombent jusqu’au bas du dos, on peut aussi être très sexy. Ça dégage la nuque, le visage, le regard… il y a d’autres choses qui ressortent. Je pense qu'il est important de mettre en valeur les cheveux crépus. Donc oui au naturel les filles, mais il faut en prendre soin!

 

Quels sont les éléments clés (soins, outils) de ta routine capillaire?

Mon spray, dans lequel je mélange de l’eau, du leave-in et de l’huile. J’ai également 2 peignes : une brosse à poil et un peigne afro. Au niveau des soins, je me fais toutes les 2 semaines un prepoo (généralement avec du beurre de karité) et un masque.

 

Merci Mariétou! Pour conclure, quels sont les projets à venir pour MICI?

Tout d'abord retourner à Abidjan, probablement à la fin de l’été, pour travailler sur la collection automne-hiver. Je suis aussi en train de travailler sur le site internet de MICI. Je ne peux pas encore donner de date exacte, mais j’espère que ce sera prêt pour la rentrée!

 

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NDLR: En attendant, retrouvez MICI sur Facebook.

 

 

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